Elle n'avait pas vu son père Depuis ses dix-huit ans Quand elle refusa de se taire D'être traitée en enfant de dix-huit cent Il a insisté son frère Une heure au téléphone Elle vit les prospères en prières Prostrés dans l'attente que la mort sonne Il a insisté le frère Pour qu'au moins une fois Ce soit une famille qu'les gens voient Alors elle est allée au cimetière Il a insisté le frère Alors elle l'a suivi A cette autre cérémonie Qu'est l'testament ouvert par le notaire Elle ne fut pas surprise Et encore moins blessée Que maisons actions et valises Soient pour tous ceux qui lui obéissaient Jamais t'auras mon pardon Qu'il cria du balcon Quand elle préféra un chevelu Plutôt qu'épouser le gendre voulu Elle n'a eu que la vieille Machine à laver Miele Cet homme avait pour évangile Chez nous on lave son linge sale en famille Elle faillit la bazarder Cette machine à laver Puis elle se dit un héritage ça fait new age comme table dans un garage Il fut si content le frère Qu'elle garde cet héritage Qu'il s'est empressé de la faire Déposer au fond de son garage Cette vieille machine à laver Finalement lui servait Elle resta là sage des années Jusqu'au jour où elle dut déménager Et c'est en la soulevant Qu'elle la trouva bien lourde Pour une vieille machine à laver Pour une vieille machine à laver rouillée Alors elle l'a ouverte Cette machine à laver Et ce fut la découverte Des beaux tout beaux petits lingots tout beaux La moralité de cette histoire... C'est que les pères qui ont pardonné Feraient mieux de l'avouer Plutôt que de cacher Des lingots Dans leur vieille machine à laver |
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